Au Maroc, le taxi est le moyen de transport le plus pratique pour un visiteur, et aussi celui où l'on se fait le plus facilement avoir quand on ne connaît pas les règles. Petits taxis, grands taxis, applications de VTC : voici comment ça marche vraiment, et les réflexes à prendre pour payer le juste prix, par quelqu'un qui vit au Maroc.
Petits taxis : la règle du compteur
Les petits taxis circulent à l'intérieur des villes. Leur couleur change selon la ville : beiges à Marrakech, rouges à Casablanca, par exemple. C'est le moyen le plus simple pour vos trajets en ville et pour rentrer le soir.
La règle d'or : exigez le compteur et ne demandez jamais de prix pour une course. Un chauffeur qui refuse le compteur et vous annonce un forfait vous fera presque toujours payer bien trop cher : descendez et prenez le suivant, il y en a toujours un autre.
- Vérifiez que le compteur est allumé au moment où la voiture démarre.
- Ayez de la petite monnaie : les chauffeurs n'ont pas toujours de quoi rendre sur un gros billet.
- Notez le numéro du taxi, affiché sur la voiture : utile en cas de problème ou d'objet oublié.
Un prix « pas cher » peut être une arnaque
Ne jugez pas le tarif avec vos repères européens. Au compteur, une course coûte de l'ordre de dix fois moins cher qu'en Europe, parce que le pouvoir d'achat marocain n'a rien à voir : une baguette dans une boulangerie moderne coûte entre 1 et 2 DH, soit 0,10 à 0,20 €. Un forfait qui vous paraît raisonnable comparé à Paris ou Bruxelles peut donc valoir plusieurs fois le prix réel. Plus d'exemples dans notre guide le Maroc est-il un pays sûr ?
Grands taxis : prix fixe par trajet
Les grands taxis fonctionnent autrement : ils relient des villes entre elles ou des quartiers éloignés, à un prix fixe par trajet, souvent partagé entre plusieurs passagers. Ils partent en général quand la voiture est pleine. Si vous voulez partir tout de suite ou voyager plus confortablement, vous pouvez payer les places restantes. Demandez le prix de la place à la station ou à votre hébergement avant de monter.
Applications VTC type inDrive
Au Maroc, les applications de VTC comme inDrive sont très répandues, y compris chez les habitants, et beaucoup de chauffeurs se montrent aimables. Mais il faut le savoir : le transport de passagers sans autorisation est interdit, comme l'a rappelé le ministère de l'Intérieur en juillet 2025 (Finances News). Les sanctions annoncées visent les chauffeurs, avec saisie possible du véhicule, mais un contrôle peut interrompre votre course.
Si vous l'utilisez quand même :
- vérifiez que la voiture et la plaque correspondent exactement à l'application, et ne montez pas dans le cas contraire ;
- partagez votre trajet avec un proche ;
- en cas de doute, préférez un petit taxi officiel.
À pied : attention à la circulation
Pour un piéton, le danger le plus concret est la circulation. Dans les grandes villes, beaucoup de deux-roues roulent vite et frôlent les passants, jusque dans les ruelles des médinas. Gardez vos distances, regardez des deux côtés avant de traverser et serrez le mur quand une moto arrive. Et si un conducteur s'emporte, restez très calme et ne répondez pas. Pour vos soirées à Marrakech, voir aussi Marrakech la nuit : est-ce sûr ?
Questions fréquentes
Faut-il négocier le prix d'un petit taxi au Maroc ?
Non. Exigez le compteur et ne demandez jamais de forfait : un prix annoncé à l'avance est presque toujours bien plus cher. Si le chauffeur refuse le compteur, prenez un autre taxi.
Quelle est la différence entre petit et grand taxi ?
Le petit taxi roule au compteur à l'intérieur d'une ville. Le grand taxi relie des villes ou des quartiers éloignés à un prix fixe par trajet, souvent partagé entre plusieurs passagers.
inDrive est-il légal au Maroc ?
Le transport de passagers sans autorisation est interdit, et les sanctions visent les chauffeurs. L'application reste très utilisée ; si vous la choisissez, vérifiez que la voiture et la plaque correspondent à l'application.
Combien coûte un taxi au Maroc ?
Au compteur, de l'ordre de dix fois moins cher qu'en Europe. Ne vous fiez pas à vos repères européens : un prix qui vous semble bas peut rester très au-dessus du tarif local.
Cet article reflète l'expérience d'un habitant du Maroc au moment de sa rédaction. Les règles et pratiques peuvent varier selon les villes et évoluer.
